Qui suis-je ?

Jean-Patrick Pourtal – Juin 2019

Je me nomme Jean-Patrick Pourtal et je suis né le 27 décembre 1960 à Neuilly-Sur-Seine, je suis mariée et j’ai deux enfants… et demi, fille et garçon, le choix du Roi parait-il, quant au “demi”, il s’agit du fils de ma femme qu’elle a eu lors d’un premier mariage et que j’ai connu lorsqu’il avait 4 ans.

Depuis mon jeune âge je me passionne pour la photographie ; mes toutes premières, je les ai faites en 1969 à Bernex en Savoie où j’étais en classe de neige, j’avais donc 9 ans. Mon père m’avait prêté un vieux 9×9 dont j’étais très fier. Hélas, le temps a passé et j’ai perdu ces photos.

Puis un jour, il me fit une grande confiance en me prêtant son Kodak Retinette. Il se l’était payé lorsqu’il avait fait son Service Militaire dans les années 1950.

Kodak Retinette

Quel plaisir pour moi, quelle fierté d’avoir la confiance de mon père, car à cette époque le Rétinette était un bel appareil photo. Je fis mes premiers beaux clichés avec lui, me familiarisant avec l’ouverture, la vitesse et surtout la cellule me permettant de mesurer la quantité de lumière de mon environnement et ainsi adapter mes réglages.

Puis un jour, mes parents m’offrirent mon premier appareil photo reflex, un Zenith E. Bien que n’ayant pas la qualité des Nikon et autres Canon, je pris un plaisir fou à l’utiliser, même s’il était lourd et un peu grossier. J’en fis des photos avec lui !

Zenith E

Je continuais mes études d’électronicien jusqu’à 23 ans, puis je fus appelé sous les drapeaux pour mon Service Militaire que j’effectuais à Berlin Ouest de 1983 à 1984. Outre le fait d’être dans cette ville extraordinaire encore isolée au milieu du monde communiste en pleine RDA et coupée en deux par un mur où de nombreuses personnes trouvèrent la mort, Berlin me permit de m’acheter mon premier « vrai » appareil photo reflex, un Pentax ME Super.  

Pentax ME Super

Ce fut un bonheur intense, un plaisir incommensurable. J’avais en main un outil merveilleux qui me fit rentrer réellement dans le monde la photo. A cette époque, point de numérique, que des pellicules 24×36 de 12, 24 ou 36 poses, il ne fallait pas se louper. Quelle angoisse d’attendre les tirages pour voir les résultats, bien souvent décevants, et qui m’obligeaient à recommencer.

Ce fut ma rencontre avec Denis Gillette, photographe à Vélizy-Villacoublay sur la Dalle Louvois et de son associé Pierre, qui me fit changer mon point de vue sur la photographie. Grace à eux deux je suis passé de petit amateur photographe à photographe averti. Nous passions des heures à parler photo, des heures à manipuler les agrandisseurs pour le tirage et des heures à les observer lorsqu’ils faisaient de la photo de modèles dans leur studio.

Puis un jour, en 1998, mon Pentax ME Super me lâcha, la cellule fonctionnait de moins en moins et le coût de réparation était exorbitant. L’une des dernières photos que je fis avec fut celle de mon fils Jean-Hugues, qui avait un peu plus d’un an.

Il me fallut attendre 2005, pour acheter un nouvel appareil photo reflex mais numérique ce coup-là, il s’agissait d’un D50 de Nikon. Superbe petit engin de grande qualité pour sa simplicité, il fonctionne toujours, ma fille ainée s’en sert encore, je crois.

Nikon D50

Mais le virus était revenu, mes envies d’aller plus loin aussi et le D50 commençait à être un peu limité.

C’est en 2009 que j’achète mon D300 S de chez Nikon, et c’est toujours avec lui que je travaille. Nous sommes devenus un vieux couple et nous nous entendons bien, je l’aime, il m’aime et on s’éclate !

Nikon D300 S